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👨🏿 Harry Belafonte, chanteur américain et défenseur des droits civiques, est mort à l'âge de 96

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Mardi 25 avril, le crooner américain Harry Belafonte, né à Harlem, est décédé. En 1953, il avait notamment permis de lever 50 000 dollars pour payer la caution de libération de Martin Luther King, avec qui il était engagé dans le combat pour les droits civiques.
Voix envoutante et physique charmeur, Harry Belafonte a marqué l’histoire de la musique noire. Pourtant, ce New-yorkais d’origine caribéenne, élevé en Jamaïque, s’est d’abord rêvé acteur. Aux cours d’art dramatique, ses compagnons de classe s’appellent Sidney Poitier ou Marlon Brando. Il jouera dans une quinzaine de films, mais c’est dans la chanson qu’il s’est découvert une vocation.

Harry Belafonte, superstar afro-américaine de la chanson et du cinéma aux origines caribéennes, qui s'était illustrée plus tard dans la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis et à l'étranger, est mort mardi 25 avril à New York à l'âge de 96 ans, a annoncé son attaché de presse aux médias américains. Artiste emblématique d'une époque, il mixait influences ouest-africaines, caribéennes et new-yorkaises pour créer une musique à grand succès. Celui qui était aussi acteur était devenu un militant majeur pour les droits civiques et s'était lié avec Martin Luther King.

Harry Belafonte, surnommé "le roi du calypso", a connu la gloire dès les années 1950 et marqué son époque par ses convictions humanitaires et sa lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis.

Protecteur du "calypso"
Né à Harlem le 1er mars 1927 d'une mère jamaïcaine et d'un père martiniquais, le chanteur s'est fait le porte-voix de ces rythmes avec Matilda, Day-O, Island in the Sun, Jamaica Farewell, Try to Remember ou Coconut Woman. C'est enfant, lorsqu'il vit en Jamaïque, que George "Harry" Belafonte découvre le calypso, une musique aux influences ouest-africaine née dans les carnavals de Trinité-et-Tobago, qui va séduire le public américain par son exotisme.

Revenu aux Etats-Unis, il entre au Théâtre Noir de Harlem après la guerre et monte plusieurs pièces avec son ami de toujours Sidney Poitier, avant de se lancer dans la musique où son charisme et ses qualités vocales lui réservent un succès rapide, qui sera le tremplin de son engagement contre la ségrégation raciale.

Premier album de l'histoire à plus d'un million d'exemplaires
D'abord chanteur de ballades dans des cabarets, il s'impose au début des années 1950 avec un répertoire populaire qui mêle les influences de la variété américaine, des musiques caribéennes et de la culture noire de Harlem. En 1955, il triomphe avec le titre Day-O (The Banana Boat Song) et l'album Calypso (1956) devient le premier dans l'histoire à se vendre à plus d'un million d'exemplaires.

Il remplit les salles et ses enregistrements, dont six Disques d'Or, ont un succès mondial et lui vaudront plusieurs Grammy Awards dès 1960. Parallèlement, Belafonte joue notamment dans Carmen Jones d'Otto Preminger (1954), Le Coup de l'escalier (Robert Wise, 1959), Kansas City de Robert Altman (1996), Buck et son complice, de Sidney Poitier (1972) et Bobby (Emilio Estevez, 2006) sur l'assassinat de Bob Kennedy.

Défenseur des droits aux côtés de Martin Luther King
Il devient le premier acteur noir à jouer, en 1957, une histoire d'amour avec une actrice blanche dans Une île au soleil de Robert Rossen, et aussi le premier Afro-Américain à produire un show télévisé et à remporter un Emmy award (1959).

Une vie dédiée au combat social
En 1956, le titre "Day-O" (The Banana Boat Song) le consacre roi du calypso, la musique des Caraïbes de sa jeunesse. Il engage sa notoriété au profit du combat pour les droits civiques, aux côtés de Martin Luther King. En 1953, il lève 50 000 dollars pour sortir le célèbre pasteur de prison. Engagement aussi contre l’apartheid en Afrique du Sud, avec Nelson Mandela, ou sur le projet humanitaire USA for Africa, dont il est à l’origine en 1985.
En 1963, il lève 50.000 dollars, l'équivalent de presque 500.000 aujourd'hui, pour sortir de prison Martin Luther King, à une époque où les artistes empochent des revenus confortables. "J'aurais pu gagner 2 ou 3 milliards et finir avec une quelconque addiction cruelle, mais j'ai choisi d'être un combattant des droits civiques à la place", expliquait-il dans une interview au Guardian en 2007.

Méfiant à l'égard des hommes politiques, il avait rencontré John Kennedy en 1960, invitant chez lui celui qui était alors candidat à la présidentielle. Il n'avait au premier abord pas été convaincu par le sénateur en quête de soutiens, rapportant par la suite que Kennedy "connaissait très peu de choses au sujet de la communauté noire". Mais une fois élu, "JFK" le nomme attaché culturel des Peace Corps. Plus tard, en 1987, il sera nommé ambassadeur de bonne volonté de l'Unicef.

#harrybelafonte #calypso #martinlutherking

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